Le Festival des suds à Arles perd sa subvention du département
Événement phare des étés arlésiens, le festival des Suds a perdu la subvention que lui versait jusqu'ici le département. La collectivité invoque des choix nécessaires en période de restrictions budgétaires et aidera désormais le festival sur ses actions en lien avec la culture provençale.
M en concert au théâtre antique. Crédit : Festival des Suds.
"C'est assez étrange de vivre ça...". Marie-José Justamond, directrice du festival Les Suds à Arles, événement majeur de la saison estivale depuis plus de vingt ans, choisit prudemment ses mots. Alors que la programmation de l'été 2018 a été dévoilée vendredi dernier, l'équipe du festival a annoncé avoir perdu la subvention du département qu'elle touchait chaque année de longue date et qui s'élevait encore à 80 000 euros il y a deux ans.
"Tout s'était très bien passé depuis le changement de majorité, précise . . .
Vous voulez lire la suite ?
vous voulez lire la suite ?
Offre
spéciale été
Commentaires
Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local.
Découvrez nos offres
ou
connectez-vous
si vous êtes déjà abonné⋅e.
Vous avez un compte ?
Mot de passe oublié ?[woocommerce_social_login_buttons return_url="https://marsactu.fr"] Ajouter un compte Facebook ?
Nouveau sur Marsactu ?
S'inscrire

La captation idéologique de la « culture provençale » par les majorités départementale et régionale constitue une sinistre ambigüité, et les musiciens s’exprimant en Provençal, dans leur ensemble, ne souscrivent en rien à cette substitution arbitraire, qu’aucun argumentaire sérieux ne pourrait étayer. Nous ferons en sorte de nous exprimer sur cette instrumentalisation honteuse, tendant à rapprocher notre travail des préoccupation identitaro-électoraliste d’une classe politique qui, en réalité, n’a que méfiance et hostilité pour les expressions populaires que notre culture véhicule. Il va venir le temps d’être offensifs, et nous passerons à l’action assez rapidement. En attendant les écoles en Provençal perdent aussi leurs subventions et les enseignements en collège se restreignent ou disparaissent, tandis que les structures de transmission des patrimoines immatériels (musiques, langue, sociabilités, anthropologie ou accession aux savoirs) sombrent dans une quasi-clandestinité, ou sont récupérées par des incompétents dont la culture est le dernier des soucis.
Se connecter pour écrire un commentaire.