Dans le quartier de la Treille (11e), la Fondation de France espère vendre un terrain de 1,3 hectare passé en zone constructible lors de la révision du plan local d’urbanisme. Un projet à l’encontre des valeurs de l'organisme selon le référent environnement au niveau régional qui a quitté son poste depuis.
Mohammed El Guettaa s'occupe de ce terrain abandonné depuis plusieurs années. Photo : Rémi Baldy
Mohammed El Guettaa s'occupe de ce terrain abandonné depuis plusieurs années. Photo : Rémi Baldy
Du vert à perte de vue, une poignée de maisons éparpillées, dont l’une abandonnée, des vignes et un calme absolu. Difficile de croire que le lieu se trouve à Marseille. Et pourtant, il s’agit d’un coin abrité du quartier de la Treille (11e), plus précisément au vallon des Douces, à proximité du chemin de Pluvence. Mohammed El Guettaa, un habitué des lieux, ne donne pas d’adresse précise :
En venant de la Valentine, prenez la montée des Camoins, vous arrivez à une patte d’oie, prenez sur la gauche en . . .
Des fois Marsactu j’ai du mal à comprendre vos choix éditoriaux… Faire un article et décrier une organisation de la sorte par rapport à un projet immobilier découlant d’un don d’un particulier ayant dicté sa volonté, pour une dizaine de baraques ? Mais quelle importance ?
Les bétonnières sont à l’oeuvre partout dans Marseille, pas un mètre carré n’y échappe, mais vers la Treille, où il reste encore de la nature malgré une pression immobilière folle depuis des années, c’est particulièrement hallucinant.
Gaudin, amateur revendiqué de pagnolades, n’aura même pas protégé ce patrimoine. Même ça ce n’est que de la com’ (tout comme pour les « noyaux villageois », en réalité livrés aux promoteurs).
Acte 1 : terrain inconstructible.
Acte 2 : terrain constructible avec un maximum de 160 m2 par lot.
Acte 3 : terrain constructible avec un maximum de 300 m2 par lot.
Acte 4 : ?
Tout va bien : y a bon le béton. Alors qu’il faudrait arrêter l’étalement urbain et le mitage des zones naturelles, on continue en klaxonnant. Mais c’est pour la bonne cause, hein. Et tant pis si les futurs propriétaires des cabanons construits là-bas n’auront qu’une solution pour se déplacer : la bagnole, et son cortège de nuisances.
Pour accéder à l’intégralité des contenus de Marsactu et participer au débat en
commentaire ou au sein de votre propre blog, nous vous invitons à vous identifier.
Vous n’avez pas encore de compte ? Abonnez-vous
Marsactu révèle, documente, contourne la communication et ouvre les débats : rejoignez-nous !
Des fois Marsactu j’ai du mal à comprendre vos choix éditoriaux… Faire un article et décrier une organisation de la sorte par rapport à un projet immobilier découlant d’un don d’un particulier ayant dicté sa volonté, pour une dizaine de baraques ? Mais quelle importance ?
Se connecter pour écrire un commentaire.
Bonjour,
cette histoire nous a semblé digne d’intérêt car elle illustre concrètement le lent phénomène de déprise des terres agricoles et naturelles dans les franges de Marseille (et la métropole en général), que nous avons traité sous l’angle macroscopique ici https://mrsct2.nvt.one/cest-mon-data-ou-sont-les-22-000-hectares-de-terres-agricoles-betonnees-depuis-25-ans/
Il éclaire de plus un enjeu du futur PLUi que nous n’avions pas détaillé lors de notre précédente analyse (https://mrsct2.nvt.one/les-sept-points-chauds-du-plan-durbanisme-de-la-metropole/), à savoir l’évolution des constructibilités des zones d’urbanisation « maîtrisée » (UM).
Se connecter pour écrire un commentaire.
« bétonner la colline » pour la construction de 10 maisons, c’est pas un peu mensonger et surtout putaclic comme titre??
Se connecter pour écrire un commentaire.
Les bétonnières sont à l’oeuvre partout dans Marseille, pas un mètre carré n’y échappe, mais vers la Treille, où il reste encore de la nature malgré une pression immobilière folle depuis des années, c’est particulièrement hallucinant.
Gaudin, amateur revendiqué de pagnolades, n’aura même pas protégé ce patrimoine. Même ça ce n’est que de la com’ (tout comme pour les « noyaux villageois », en réalité livrés aux promoteurs).
#BétonPartout
Se connecter pour écrire un commentaire.
Acte 1 : terrain inconstructible.
Acte 2 : terrain constructible avec un maximum de 160 m2 par lot.
Acte 3 : terrain constructible avec un maximum de 300 m2 par lot.
Acte 4 : ?
Tout va bien : y a bon le béton. Alors qu’il faudrait arrêter l’étalement urbain et le mitage des zones naturelles, on continue en klaxonnant. Mais c’est pour la bonne cause, hein. Et tant pis si les futurs propriétaires des cabanons construits là-bas n’auront qu’une solution pour se déplacer : la bagnole, et son cortège de nuisances.
Se connecter pour écrire un commentaire.