La « Maison du peuple » saura le 18 juillet si elle est expulsée
Un mois après avoir investi un ancien Pôle emploi, les occupants de la « Maison du peuple » faisaient face mercredi à une demande d’expulsion au tribunal de grande instance de Marseille. Selon le récit d’audience de la Marseillaise, l’avocat de la propriétaire a évoqué des squatteurs « dangereux », tandis que celui du conseil départemental, candidat à l’acquisition, dénonce des « activistes organisés ».
Pour les participants de l’occupation, autonomes et gilets jaunes notamment, ce bâtiment, 600 mètres carrés d’anciens bureaux rue Brochier (5e), doit permettre de « pratiquer la démocratie autrement » : collecte de vêtements, cantine, ateliers, éducation populaire, soutien juridique pour délogés et migrants… (lire notre article) « En réalité, c’est un lieu inoccupé sans de projet immédiat, et où des gens viennent en aide à des personnes dans le besoin », a tenté de défendre leur avocat, avec l’idée d’obtenir a minima le respect d’un délai réglementaire de deux mois. Le tribunal leur donne déjà jusqu’au 18 juillet en mettant son jugement en délibéré.
Source : La MarseillaiseVous avez un compte ?
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