Face au coronavirus, la justice marseillaise prise dans ses contradictions
Dans des salles d’audience à huis clos, les magistrats sont censés limiter les incarcérations. Mais la tâche s'avère plus complexe qu'elle n'y parait. Les avocats dénoncent des traitements inégaux et l'inquiétude qui gronde aux Baumettes.
Face au coronavirus, la justice marseillaise prise dans ses contradictions
L'enjeu
Alors que la lutte contre l'épidémie de coronavirus nécessite des distanciations sociales, les tribunaux ont pour mission de limiter les prisons déjà surchargées.
Le contexte
La recommandation s'avère aussi complexe à appliquer que certaines peines alternatives ne peuvent être mises en place. Une difficulté entraine traitements inégaux et inquiétude des familles.
À 19 ans, Abdoul comparaît pour une affaire de trafic de stupéfiants. Le 23 mars, il est condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à deux ans de prison ferme. À ce moment, la France entière est confinée depuis une semaine, les audiences ont lieu à huis clos et plusieurs prisons sont déjà touchées par le coronavirus. Mais ce même 23 mars, sur les neuf condamnations du jour, aucune peine alternative n’est prononcée. Et les jugements s’accompagnent tous des mêmes mentions : "maintien en détention" ou "mandat de dép . . .
Vous voulez lire la suite ?
Faites le choix d'une information libre, locale et indépendante
Merci pour cet article, mais je trouve que le titre est un euphémisme : contradictions ? Vu les faits rapportés dans l’article, je dirais plutôt : indifférence, irresponsabilité, mépris, cruauté… Quand on est accusé d’un délit, être vagabond est donc un motif d’enfermement dans la cocotte minute des Baumettes, probable nid à virus ?
Se connecter pour écrire un commentaire.
Un autre titre aurait peut être été plus. exact :compliqué, très compliqué !.
Comment appliquer la loi, rester humain, que les droits de la défense soient préservés, tenir compte des contraintes de rétentions, de la pandémie ?.
Compliqué de compliqué.
Se connecter pour écrire un commentaire.