Pour les mineurs étrangers, un suivi « à moitié prix » de l’aide sociale à l’enfance

Décryptage
le 28 Sep 2020
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Dans les structures accueillant exclusivement des mineurs étrangers isolés, le "prix à la journée" versé par le département pour chaque jeune accueilli est moitié moins important que celui versé pour ceux qui disposent de la nationalité française. Des professionnels du secteur critiquent cette inégalité, décidée par le département des Bouches-du-Rhône.

Jeunes hommes sur les escaliers de la gare Saint-Charles. (Photo Nina Hubinet)
Jeunes hommes sur les escaliers de la gare Saint-Charles. (Photo Nina Hubinet)

Jeunes hommes sur les escaliers de la gare Saint-Charles. (Photo Nina Hubinet)

Comme l’ensemble des maisons d'enfance à caractère social de Marseille, l’association d'aide aux jeunes travailleurs (AAJT) est financée pour cette activité par l’aide sociale à l’enfance, un service du département des Bouches-du-Rhône. La somme globale allouée à l’association est déterminée en fonction du nombre de jeunes pris en charge. Un "prix à la journée" pour chaque jeune accueilli est ainsi fixé, à l’issue d’une négociation entre le département et l’association à laquelle sont confiés ces adolescents par délégation de service public . . .

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Nina Hubinet
Ancienne correspondante de journaux français en Egypte, Nina Hubinet est journaliste indépendante, membre du collectif Presse-Papiers. Elle est co-auteur du documentaire « Fos, les fumées du silence », diffusé sur France 3 en février 2019.

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