Demandeurs d’asile : « Le système implose »
Alors que la région s'apprête à débloquer 3 millions d'euros pour les migrants, la Plate forme asile perd pied. Margot Bonis, coordinatrice, explique l'ampleur de la tâche qui revient à la structure et demande à l'État de prendre ses responsabilités.
Depuis son bureau au premier étage du local situé rue Salvator (6e), Margot Bonis entend le brouhaha permanent de hall de la plate-forme asile. La structure qu'elle coordonne est, comme cette salle d'attente, saturée. Une cinquantaine d'hommes, de femmes et d'enfants venus entamer leurs demandes d'asile s'entassent dans la petite pièce. On aperçoit les travailleurs sociaux se faufiler en courant d'un bureau à l'autre à la recherche du dossier de l'un ou de l'autre et appeler les gens aussi fort que possible. Au milieu de ce qui ressemble . . .
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