Face à la crise, les travailleuses du sexe marseillaises plus fragiles que jamais
La crise sanitaire et économique met en graves difficultés les travailleuses du sexe. À Marseille, comme ailleurs, elles sont obligées de s’exposer aux risques encourus et d'enfreindre les règles des confinements ou aujourd'hui du couvre-feu. Déjà précarisées, certaines se tournent vers les associations spécialisées.
Des jeunes femmes probablement venues de pays de l'Est se prostituent sur le boulevard Sakakini (Archives - Photo : Patrick Gherdoussi)
Mardi soir, autour de 23 heures, en pleine période de reconfinement. Sur la rocade du Jarret, pas un chat. Même constat dans le quartier de La Capelette, ou encore sur le boulevard Plombière, dans le 3e arrondissement. Là où en temps normal des dizaines de jambes dénudées arpentent la chaussée espérant qu’une voiture ralentisse, les rues sont totalement désertes. Derrière le stade Vallier, toutefois, elles sont deux, droites et immobiles. Elles n’ont pas de temps à perdre avec des questions gratuites. "On faisait dix clients par nuit, maintenant à peine . . .
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quelle honte que dans notre société on ne leur permette pas de travailler dans un cadre plus sécurisé et stable… Comme si l’interdiction avait jusqu’à présent fait disparaitre ce domaine de l’économie… Pendant ce temps les réseaux de traites fleurissent dans l’opacité… une honte
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