Quand la justice se rend en psychiatrie : « Vous n’êtes pas incarcérée, vous êtes soignée. »
Depuis 2011, toute personne hospitalisée sans son consentement est présentée devant un juge. Marsactu a assisté à ces audiences qui se tiennent à l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse et à la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
Depuis 2011, des audiences du juge de la liberté et des détentions ont lieu au sein des hôpitaux psychiatriques. (Photo CM)
"Je ne veux pas être jugée !" Vendredi matin, des cris résonnent dans la salle d’audience de l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse. La première patiente attendue devant la juge des libertés et de la détention est en pleurs. "On va la prendre en huis clos, elle n’est pas en état", ordonne la magistrate. Les portes se referment alors pendant quelques minutes. Ce jour-là, dix dossiers seront examinés en moins de deux heures. Les "audiences JLD" constituent un passage obligatoire dans les 12 premiers jours de l’hospitalisation . . .
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