La bataille du savon de Marseille est ouverte
Le savon de Marseille sera-t-il bientôt protégé ? Une bonne partie des savonniers se battent pour obtenir le macaron certifiant l'origine locale de leur produit. Grâce à l'extension de l'indication géographique aux produits manufacturés en 2014, c'est désormais possible. Depuis, deux camps s'opposent : les défenseurs du cube traditionnel et ceux d'une version colorée et parfumée. Deux demandes d'homologation se font concurrence.
"Mieux vaut pas d'IG qu'une IG au rabais qui donnerait raison aux contrefacteurs et diluerait à coup sûr notre savoir-faire". En mars, cette petite phrase de l'ancien directeur de la savonnerie du Fer à Cheval, Bernard Demeure, dans Les Echos avait quelque chose de prémonitoire. Il faisait partie des professionnels qui se battaient pour faire associer le nom "savon de Marseille" à une origine géographique certifiée. Les savonniers s'impatientaient alors de voir sortir le décret d'application de la loi sur la consommation du 17 mars 2014. Celle-ci . . .
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Les touristes qui visitent Marseille et souhaitent acheter du « vrai » savon de Marseille ne savent pas où ni comment le reconnaître. Aujourd’hui plusieurs boutiques affichent la marque « le Sérail », une des 4 savonneries historiques, mais quand on voit l’extension de la Licorne qui se prétend savonnerie alors qu’ils ne fabriquent pas la pâte à savon, (et affichait même récemment un « diplôme de maître savonnier » qui est une pure invention), il y a de quoi s’y perdre.
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Une pétition en faveur de la protection du vrai savon de Marseille, lancée il y a trois mois mais qui semble toujours « vivante » : https://www.change.org/p/inpi-sauvons-le-savon-de-marseille
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