Le recours aux travailleurs détachés crée des tensions dans la cokerie d’ArcelorMittal
Depuis près d'une semaine, plusieurs salariés de la SAF, sous-traitant d'ArcelorMittal, sont en grève devant l'usine de Fos. Ils dénoncent le recours aux travailleurs détachés, moins payés, pour la réalisation de travaux dans la cokerie, au milieu de fumées toxiques.
Le plancher d'enfournement de la cokerie en 2012. (Photo extraite du rapport "Programme sic-2015" de l'APCME)
Chez ArcelorMittal, on parle d'eux comme des "premiers de cordées". Une partie des salariés de la SAF, la Société artésienne de fumisterie, qui travaillent dans l'usine de Fos-sur-Mer, sont en grève depuis jeudi 6 janvier. Ce jour-là, lorsqu'une équipe de métallos de la SAF, qui travaille à temps plein sur le site d'ArcelorMittal, prend son poste, elle ne trouve pas de planning d'organisation des heures supplémentaires. Dans un communiqué, la CGT, à l'initiative du mouvement, détaille : "Nous avons appris de manière brutale que . . .
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Un des premiers avantages pour l’employeur qui a recours aux travailleurs déplacés est que les cotisations sociales sont versées selon les règles du pays d’origine. Une manière d’organiser le « dumping » social au sein de l’UE, en toute légalité.
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