Le préfet de police Laurent Nuñez n’exclut pas des interdictions de manifester
PRÉVENUS
Accusations de « provocations » de la part des syndicats, échauffourées à l’occasion de cortèges sauvages, manifestation contre la « haine anti-flics » : le préfet de police des Bouches-du-Rhône se trouve au cœur de nombreuses questions autour du rôle des forces de l’ordre dans le contexte du mouvement contre la loi travail. Dans une interview à La Marseillaise, Laurent Nuñez s’en tient à un message de « fermeté » vis-à-vis des « casseurs », affirmant n’avoir « pas connaissance de vidéos [de violences policières]. S’il y en a, il faut qu’il y ait des plaintes ».
Après les fouilles de sac en amont des manifestations, qui ont donné lieu à plusieurs interpellations surprenantes le 1er mai, « on réfléchit comme ça a été fait à Paris à la possibilité, pour les individus qui ont déjà été interpellés et reconnus coupables de violences envers les policiers, de prendre des arrêtés d’interdiction de paraître sur des manifestations. » 53 personnes étaient concernées mardi, dont 9 ont obtenu du tribunal administratif la levée de l’interdiction.
Source : La Marseillaise
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