À la Belle-de-Mai, le collectif Mira redonne aux femmes leur place dans l’espace public
Composée d'habitantes du quartier, Mira est née du désir de voir les femmes se réapproprier les espaces publics ou urbains. Régulièrement, les membres de ce collectif se retrouvent dans des bars du quartier pour générer de la mixité dans des lieux souvent occupés par une clientèle 100 % masculine.
Les femmes du collectif Mira, à la Belle-de-Mai. (Photo : C.By.)
"Une noisette !" La commande est lancée, depuis une table un peu éloignée du comptoir, du ton assuré de l'habituée des lieux. Foulard plissé noué sur deux belles tresses rectilignes, Dalila Zouachi sirote son petit café matinal à côté de Zelikha, Yamna et Stéphanie. Comme chaque matin, ces habitantes du quartier de la Belle-de-Mai (3e arrondissement) se retrouvent au bar. Souvent ici, au Diplomate, à quelques pas de la place Caffo. Parfois ailleurs, en terrasse.
Ces femmes se connaissent depuis des années. "Certaines sont mères célibataires, d'autres non . . .
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Commentaires
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réconfortant, militant, motivant et très respectable !
je suis admiratif du collectif mira.
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Pour moi qui habite rue de Crimée et qui ne voit pratiquement aucune femme sur les terrasses du quartier, de National à toutes les rues perpendiculaires, c’est une très bonne chose. J’habite ce quartier depuis bientôt 15 ans et je ne vois pas d’amélioration de ce côté là, ce qui m’ennuie beaucoup. Bravo les filles, nous avons parfaitement le droit d’aller boire un café ou même un verre où nous voulons. Cette atmosphère est pesante.
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Chouette article !
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nous sommes bien en 2024 ?
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« Ceci n’est pas une lutte féministe », dit-elle, avant de décrire ce qui a toutes les apparences d’une lutte féministe.
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