À Marseille, on emprisonne à tour-de-bras
Entre février et juin, alors même que Michel Samson arpentait les salles d’audience pour Marsactu, ce dernier a dû croiser des chercheurs et des volontaires de l’Université Aix-Marseille menait un travail semblable, mais à plusieurs mains, pour collecter le maximum de données sur les comparutions immédiates à Marseille, ces procès menée en urgence à l’issue d’une garde à vue.
En ressort une étude, reprise dans la Marseillaise du jour, qui permet aux universitaires de tirer à grands traits les mécanismes de cette justice d’urgence et le profil de ceux qu’elle condamne. Ainsi le « client moyen » des comparutions immédiates est un homme de 29 ans et de nationalité française. Dans 40% des cas il vit encore chez ses parents et dans 22% dans des conditions de grande précarité, sachant que 66% des prévenus sont sans emploi.
Parmi les affaires jugées viennent en tête les vols (34%), les affaires de stupéfiants (19%), les violence et les infractions routières (9,6% chacun). On apprend aussi que la durée moyenne d’un procès est de 29 minutes, avec des plaidoiries de 6 minutes en moyenne. Enfin, dans 77%, l’audience aboutira à une peine de prison ferme. Dans un cas sur deux, l’emprisonnement est immédiat. Sur le site internet de la Marseillaise, ces données sont représentées en infographies.
Source : La MarseillaiseVous avez un compte ?
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