À la boutique solidarité de la Fondation Abbé-Pierre, les salariés débordés par la misère
À l'heure où les structures d'accompagnement social tirent une à une la sonnette d'alarme, c'est au tour des salariés de l'accueil de jour de la Fondation Abbé-Pierre, situé rue Loubon dans le 3e arrondissement, d'alerter sur leur situation. Mais là où les travailleurs sociaux demandent à pouvoir répondre à la demande dans de bonnes conditions, leur employeur ne veut pas voir le lieu pallier tous les manques du secteur.
À la boutique solidarité de la Fondation Abbé-Pierre, les salariés débordés par la misère
Ce vendredi, c'est "un jour calme", notent les éducateurs, mais quasiment toutes les minutes, quelqu'un passe le portail de la boutique solidarité. Chaque nouvel arrivant prend le temps de saluer l'équipe, les poignées de main s'enchaînent. Ce local tient une place à part dans le monde des structures d'accueil de jour des personnes sans abris ou en grande précarité, dont beaucoup vantent "la chaleur humaine" qui y règne. Avec sa cour arborée en plein soleil, pourvue de nombreuses tables où sont installées plusieurs dizaines de personne . . .
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