Au centre de rétention du Canet, pas la prison, mais presque
Fin décembre, un Albanais de 23 ans est décédé, après une possible tentative de suicide dans l'enceinte du centre de rétention administrative du Canet, à Marseille. Un événement sordide qui attire une fois de plus l'attention sur un lieu de privation de liberté complexe, où les conditions de vie demeurent précaires.
Le centre de rétention du Canet. (Photo Quentin Germain)
Depuis 2006, il est niché sous la passerelle de Plombières, dans un des coins les moins riants et les plus oubliés de la ville. Le centre de rétention administrative (CRA) du Canet accueille dans ses murs des personnes en situation irrégulière et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), le plus souvent suite à un contrôle sur la voie publique. Elles peuvent y rester jusqu'à 45 jours en vue de leur expulsion. Le
Des êtres humains enfermés dans des conditions déplorables, alors qu’ils n’ont commis aucun délit, et la France se dit pays des droits de l’Homme!
Elle est peut-être là, la honte de la République.
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