Confrontation à distance devant la préfecture entre « anti-migrants » et « anti-fachos »
Confrontation à distance devant la préfecture entre « anti-migrants » et « anti-fachos »
« Quand on est un homme, on n’abandonne pas son pays, on n’abandonne pas sa famille, on se bat. » Devant la préfecture, abrité d’une éventuelle pluie par une tonnelle, Stéphane Ravier harangue des migrants imaginaires devant une petite centaine d’élus et militants FN. À cinquante mètres de là, séparés par un cordon de CRS, environ 300 manifestants lui répondent par une banderole : « Migrants bienvenus ; facho, dégage ».
Organisé à l’initiative du sénateur et maire du 13e et 14e arrondissements pour protester contre la dispersion du bidonville de Calais dans des centres d’accueils répartis dans toute la France, le rassemblement a tourné à son désavantage. Les nombreux jeunes ont réussi par moments à couvrir la sono de l’élu.
Croisé sur place, le porte-parole du groupe FN à la région Franck Allisio met d’abord cela sur le compte du mauvais temps, avant de risquer une autre explication : « Ils vivent du monde associatif. Quand on vit de l’argent public, il faut bien qu’on ait quelques obligations. » Ce qui doit expliquer les nombreuses écharpes tricolores de son côté du cordon… La tonnelle de Stéphane Ravier démontée, l’autre rassemblement s’est transformé en manifestation sauvage de la rue Saint-Ferréol jusqu’au Vieux-Port.
Grosse manif sauvage à Marseille après un rassemblement contre le fn pic.twitter.com/bRNqyyFbLZ
— Cyril Castelliti (@CyrilCastelliti) November 5, 2016
Vous avez un compte ?
Mot de passe oublié ?[woocommerce_social_login_buttons return_url="https://marsactu.fr"] Ajouter un compte Facebook ?
Nouveau sur Marsactu ?
S'inscrire
Commentaires
0 commentaire(s)
Rejoignez-la communauté Marsactu pour, vous aussi, contribuer au débat local. Découvrez nos offres
ou connectez-vous si vous êtes déjà abonné⋅e.