Le collectif des riverains de la rue d’Aubagne demande à être informé par la Ville
Après l'effondrement des immeubles du 63 et 65 rue d'Aubagne, une dalle de béton a été coulée. Photo JML
Début avril, la Ville de Marseille a pris un arrêté de « déconstruction en extrême urgence » pour les immeubles de 69 et 71 rue d’Aubagne. En plein confinement, l’annonce a raisonné comme un nouveau choc pour Virginie Vallier, qui habite juste en face du trou laissé béant depuis les effondrements des n°63 et 65. « De l’apprendre par la presse, je n’en ai pas dormi. C’est violent, c’est traumatisant. On demande juste à la mairie d’être informés ».
Avec d’autres habitants du haut de la rue d’Aubagne, elle a constitué le Collectif des Riverains de la rue d’Aubagne. Celui-ci s’adresse à la Ville, « au nom de tous ses habitants, [pour demander] de manière urgente, des informations concernant ces travaux de déconstruction des deux immeubles situés au 69 et 71 de [leur] rue ».
Ces habitants veulent aussi avoir des informations sur l’état de leur propre immeuble. « Des capteurs ont été installés pour savoir si ça bouge ou si ça ne bouge pas », explique Virginie Vallier, sans que les informations ne leur soit communiquées. « Vous vous rendez compte, ne pas être sur de son toit, ce n’est pas vivable », dit la propriétaire occupante, qui vit dans la hantise de revivre la catastrophe du 5 novembre 2018. Évacuée en urgence comme d’autres ce jour-là, elle n’a pu revenir quitter l’hôtel où elle a été hébergée qu’en octobre 2019.
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Marsactu, une petite relecture s’impose quand je lis « a raisonné » au lieu de « a résonné » et, vers la fin, « n’a pu revenir quitter » au lieu de (probablement) « n’a pu quitter ». Sans rancune !
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