Le spectre de la préemption se déploie sur Plan-de-Cuques
Plan-de-Cuques comparable à New-York. Depuis des mois, voire des années, le maire sans étiquette Jean-Pierre Bertrand proteste : sa ville limitrophe de Marseille atteindrait la densité de la Grosse Pomme s’il rattrapait son retard vis-à-vis des obligations de la loi Alur. Celle-ci prévoit 25% de logements sociaux d’ici 2025 dans les communes de plus de 3500 habitants. En octobre, le Préfet a annoncé son intention de substituer aux maires dans les communes dites « carencées » en publiant les plans des zones concernées dans un arrêté. À Plan-de-Cuques, il n’y a que 9% de logements sociaux et l’État devrait ainsi passer par la voie de la préemption.
La Provence est allée à la rencontre des habitants des Figons, un quartier ciblé pour y construire du logement social. Selon le quotidien, 48 maisons et 11 parcelles sont concernées par ces préemptions aux Figons. « Le quartier a sans doute été choisi parce qu’il y a aussi des terrains vides », regrette Audrey, une habitante qui craint de ne pouvoir retrouver à se loger sur la commune. Du côté de l’État, après le coup de semonce, on joue l’apaisement. « Les échanges avec la commune se sont poursuivis pour examiner ses nouvelles propositions afin d’aboutir à un contrat de mixité social acceptable par l’État. Dans ce cas, le préfet pourrait retirer cet arrêté », précise la direction départementale des territoires et de la mer.
Source : La ProvenceVous avez un compte ?
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