Virginie Martin: repenser la loi PLM, « doit être un enjeu de vitalité démocratique »
A Paris, Lyon et Marseille le mode de scrutin des élections municipales engourdit la vie démocratique locale. Dans une tribune parue sur le site « The Conversation« , la politologue revient sur les écueils de ce « mode de scrutin qui n’est peut-être pas des plus démocratiques, qui permet de gagner tout en perdant, et qui peut aussi rigidifier les situations politiques, voire favoriser des stratégies territoriales et rendre l’alternance difficile« .
Les griefs contre la loi du 31 décembre 1982, dite « PLM » (Paris-Lyon-Marseille), imaginée par Gaston Defferre pour assurer sa réélection à Marseille en 1983, sont nombreux. Avec la loi PLM, gagner la moitié des secteurs qui rapportent le plus de conseillers municipaux suffit à s’imposer. « Les prétendants au titre ont intérêt à avoir des bastions solides et de savoir les conserver » note Virginie Martin. Le maire part donc avec un avantage pour sa réélection, il « met son attention sur les secteurs lui permettant de conserver la mairie, et peut la conserver. »
Pour Virginie Martin, la réforme de ce mode de scrutin « parait inévitable« . Elle propose de rétablir le suffrage universel direct lors de cette élection, de revoir la proportionnelle afin que l’opposition soit plus présente et doter les élus locaux de secteurs « de vraies compétences« .
Source : The Conversation
Commentaires
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Tout à fait d’accord avec ce constat. Ces histoires de secteurs n’ont aucun sens, et ces mairies de secteur aux pouvoirs insignifiants sont une hérésie.
Ce découpage fait en faveur de Defferre à l’époque doit au pire être revu, au mieux être supprimé. Déjà, grouper les 1-6 et les 7-8 ensemble aurait, politiquement et sociologiquement, plus de sens. Et pourquoi pas un découpage par arrondissement unique, comme cela se fait à Lyon et à Paris ? (Bon, il me semble que pour Paris, les 4 arrondissements centraux ont « fusionné » dans une seule et même circonscription).
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