Nigérians de Marseille : les femmes, premières victimes de la traite et du proxénétisme
Elles rêvent d'un job dans un salon de coiffure et quittent le Nigeria pour l'Europe. De nombreuses jeunes Nigérianes se retrouvent enrôlées contre leur gré dans des réseaux d’exploitation sexuelle. Très actifs en Italie, comme à Marseille.
Selon les données officielles, 80% des femmes nigérianes arrivant en Europe seraient potentiellement victimes de proxénétisme. (Photo d'illustration : AFP photo/Jean-Philippe Ksiazek)
Joy plonge les mains dans le riz, le rince longuement. Puis le jette dans une marmite où bouillonne une épaisse sauce tomate. Chaque jeudi midi, à La Dar, petit centre social autogéré niché tout en haut de la rue d'Aubagne, des femmes issues de la communauté nigériane de Marseille préparent et vendent des plats. L'argent, ensuite, "permet d'acheter des couches pour les enfants et de soutenir celles qui en ont le plus besoin", résume Blessing, 35 ans et cheville ouvrière de ces réunions hebdomadaires organisées depuis
Vous voulez lire la suite ?
vous voulez lire la suite ?
Offre
spéciale été

Près de 3 jours après la publication, aucun commentaire à ce versant de l’article sur les Nigérians.
Étonnant !
Silence gêné ?
Moi ça m’a fait beaucoup réfléchir : l’esclavage existe toujours.
Il y a ces gars qui s’exposent sur le boulevard Gèze pour vendre leur bras et ces filles qui s’exposent pour vendre leur sexe à divers endroits de Marseille (et ailleurs). Et en creusant on trouverait d’autres abus.
Mais tout cela existe aussi car il y a des acheteurs-consommateurs-profiteurs. C’est sûrement eux, les plus coupables et responsables. Mais ils sont à l’abri.
Se connecter pour écrire un commentaire.