Noailles, l’avenir inconnu d’un quartier meurtri
Retour à Noailles, un an jour pour jour après les effondrements. L'angoisse n'a pas quitté le quartier où chaque épisode de pluie fait renaître l'inquiétude. Les projets annoncés de rénovation de certaines parties du quartier ne suffisent pas à écarter le spectre de l'habitat indigne.
La rue d'Aubagne et le centre-ville de Marseille, en 2019. (Photo : BG)
L'enjeu
Depuis les effondrements de la rue d'Aubagne, Noailles est devenu la priorité des politiques de lutte contre l'habitat indigne. Les habitants vivent dans l'angoisse de nouveaux effondrements.
Le contexte
Le projet sans cesse relancé puis enterré de rénovation du quartier est une nouvelle fois suspendu à l'avancée de la nouvelle stratégie portée par la métropole dont les contours restent flous.
"Noailles, c'est fini". Cette phrase plane comme une menace sur le quartier. Comme si, à tout moment, des immeubles pouvaient encore tomber. Comme si avec les immeubles 63, 65 et 67, une partie de l'âme du quartier s'en était aussi allée.
Quelques jours après les effondrements, la rue Jean-Roque est fermé à la circulation, les immeubles sont évacués les uns après les autres. Ce jour-là, Bintou Cissé est devant sa petite échoppe de couture, Zakra Couture. C'est elle qui prononce cette phrase sur un ton qui mêle le constat . . .
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