Patates contre industrie de pointe, à Pertuis la résistance à la zone d’activités s’enracine
Le projet d'extension de la zone d'activités de Pertuis prévoit de couvrir 86 hectares dont une grande partie de terres agricoles. Une trentaine de familles devraient être expropriées pour laisser la place à une "zone industrielle high tech". Le maire, Roger Pellenc, verra certaines des entreprises qu'il a créées s'y installer.
A Pertuis, 86 hectares de terres - pour certaines fertiles et cultivées - sont destinés à devenir une zone d'activités indutrielles et artisanales. (Photo C.By.)
Un chien noir amical balade dans le jardin. Sous un auvent improvisé, on cloue des palettes entre elles. Accroché au mur, un grand drap peint en vert claque au vent et clame : "Terres menacées, habitons-les !" Bienvenue à la ZAP de Pertuis. Dans ces trois lettres-là, on peut aussi bien comprendre zone à protéger que zone à patates, comme le revendiquent les habitants des lieux. "C'est comme on veut", sourit Cath, une des fers de lance de Soulèvement de la terre Pertuis. Pour les occupants de cette maison destinée à être détruite dans . . .
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Bonjour Cécile29, je vous suggère de m’envoyer un mail : coralie.bonnefoy@marsactu.fr et je vous mettrais en relation avec des membres des collectifs présents sur place si vous le souhaitez. Bonne fin de journée!
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Toujours les mêmes arguments : promesse de « milliers d’emplois » (sans exagération, bien sûr) qui justifieraient en permanence de détruire les espaces naturels et agricoles, refus de tout débat de fond avec les opposants qui, toujours, sont réduits à « une poignée » d’idéologues (comme s’il n’y avait pas aussi une idéologie derrière ce projet !)… Cerise sur le gâteau ici : destruction de terres agricoles au prétexte… qu’on ne trouve pas d’agriculteurs pour s’y installer (les a-t-on cherchés ?).
Le maire de Pertuis s’était distingué, parmi ses pairs, par la grossièreté des caricatures qu’il a utilisées pour s’opposer à la métropole : son souci était moins d’informer que de faire peur. Il semble avoir conservé la finesse argumentative qui fait son charme. Glissons sur les risques de conflits d’intérêt : un homme aussi urbain ne peut évidemment pas manger de ce pain-là.
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C’est effarant. Y’a-il une chance que ce projet ne soit pas mené à terme ?
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Je ne sais pas si c’est un copier-coller confraternel, mais les exploits fonciers du maire Roger Pellenc au profit, entre autres, de l’entrepreneur Pellenc Roger sont narrés dans Le Canard Enchaîné d’aujourd’hui. On n’y apprend rien de plus qu’ici, à l’exception de cette information importante : Monsieur le maire estime que les opposants à son projet sont des « gros nuls » qui « ne savent même pas planter des patates ».
Toujours tout en finesse.
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L’extension d’une zone d’activités dans une plaine alluviale, ceinturée par une rocade démesurée, un « projet d’avant-garde aux dernières normes environnementales »? Encore un vieil élu resté bloqué dans les années 1980, quand il a dû commencer sa carrière politique…
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Il faut expliquer au maire de Pertuis qu’avec l’agriculture on peut aussi faire du blé ou du picotin ou bien encore de l’avoine. Visiblement ils ne comprennent que le langage du pognon.
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