Rue d’Aubagne, « on a besoin d’espoir, sans oubli, ni pardon »
Deux ans après les effondrements de deux immeubles rue d'Aubagne, habitants et militants ont rendu hommage aux huit victimes. Malgré les restrictions imposées par le couvre-feu, ils étaient plusieurs centaines sur la place pour dire leur tristesse et leurs attentes.
Le 5 novembre, un peu avant 9 heures, le soleil passe dans l'axe de la rue d'Aubagne.
9h05. Le silence se fait sous le ciel d'un bleu limpide sur lequel les murs blancs de ce qu'il reste des 63, 65 et 67 rue d'Aubagne contrastent violemment. Une église voisine fait sonner le glas et égraine les huit minutes d'un hommage silencieux. Ce jeudi 5 novembre, pour la deuxième année, les militants, les parents, les passants rendaient hommage aux huit victimes des effondrements.
Quelques minutes auparavant, des torches s'embrasaient au pied de la statue d'Homère. Il n'y en a plus huit mais des dizaines, prises en main par . . .
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L’espoir; forme subtile de la résignation…!
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plutôt une force face aux injustices
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Silence coupable de l’ancienne majorité.
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« Ni oubli, ni pardon », le slogan des amateurs de guerre civile.
Depuis 1500 ans que le peuple français subit des avanies, invasions, massacres, guerres imposées, etc.., heureusement que nous savons « oublier ou pardonner », sinon on serait encore en guerre contre la planète entière…
« Oubli ou pardon », c’est une des caractéristiques des civilisations, par opposition aux « cultures » tribales, barbares, qui font de la vengeance une valeur cardinale.
Ici, il y a une institution qui s’appelle la justice, sans laquelle notre société serait invivable, car ce serait la « guerre de tous contre tous ».
Je m’étonne qu’un canard « de gauche » fasse la promotion de ce genre de discours sans prendre un minimum de recul, comme je m’étonne que des élus de « gauche » s’affichent sans moins de recul avec des partisans de la vengeance. Il faut vraiment être désespérément à la recherche d’un électorat – et là encore, ils se font des illusions.
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Le commentaire de « Vitamines » déforme le contenu de l’article et de la manifestation d’hommage aux victimes ! En plus il introduit le terme de « vengeance » que personne n’a utilisé à propos du drame de la rue d’Aubagne.
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@Un électeur…
L’expression « Ni oubli ni pardon » a été utilisée dans un contexte historique très particulier, celui d’un génocide. Est-on dans un tel contexte? Non.
« Pas d’oubli », je comprends.
« Pas de pardon » : outre le fait qu’on entre là sur un terrain mouvant, celui d’un concept religieux, qui n’a rien à faire dans une république laïque, l’appel à la vengeance est clairement sous-entendu.
Et il est déplacé, puisque dans une société organisée selon des principes non-tribaux, il existe l’institution de la justice pour sanctionner (pénal) et/ou réparer (civil). Le « pardon » et son contraire « l’oeil pour oeil' » n’ont pas leur place dans notre société, ce n’est pas négociable..
Si ce n’est pas dans les intentions des manifestants, ils feraient alors mieux de changer de slogan…
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